Tôt le matin, nous nous dirigeons vers Tadoussac, il nous faut peu de temps. Arrivés à Baie Sainte Catherine, nous voilà au bord du Saint Laurent. Le fleuve est très large et on se croirait au bord de la mer. C’est marée basse et l’air sent la mer… c’est presque la bretagne !
Nous avons décidé de faire une croisière aux baleines, mais pas de Tadoussac trop touristique à notre goût, nous irons à Grandes Bergeronnes et nous ferons cela en Zodiaque. Donc on prend rendez-vous pour l’après midi même par téléphone. Coût de la croisière 175$.
Arrivés à l’embouchure du Saguenay, face à Tadoussac, nous voyons de la voiture des taches blanches dans l’eau…. On s’arrête et on distingue un bon nombre de bélugas, ils sont loin, mais nous les voyons bien. De l’autre côté de la rive se dessine le joli village de Tadoussac avec son célèbre hôtel aux façades blanches et aux toits rouges.
Il ne nous reste plus qu’à prendre le traversier et nous y sommes.
L’organisation du passage du Saguenay est vraiment bonne, peu d’attente et les traversiers se succèdent sans arrêt. La traversée est gratuite et ne prend que quelques minutes.
Il nous reste un peu de temps avant notre rendez vous avec les baleines. Donc nous allons visiter un peu cette petite ville.
Après un petit tour ,nous nous arrêtons sur un parking, c’est en fait le parking de l’église. Nous nous stationnons, mais personne n’est là pour que nous prenions un billet. Tout le centre ville est à stationnement payant. Enfin, une dame arrive et nous lui payons 5 $… nous discutons avec elle et elle nous conseille un hôtel pas trop cher.
Le bel hôtel rouge et blanc nous plait bien et nous décidons d’aller demander les tarifs…. Plus de 200 $, vraiment trop cher pour nous. Nous nous rendons donc au petit hôtel que nous a conseillé notre gentille gardienne de parking et réservons une chambre pour le soir.
Tadoussac est une jolie petite bourgade, très touristique, beaucoup de monde s’y promène. Dans le port, les gros bateaux de la compagnie Dufour attendent les touristes en masse pour les emmener voir les baleines.
Il est temps pour nous de rejoindre Grandes Bergeronnes pour notre expédition. Arrivés à notre point de rencontre, on nous distribue les vêtements nécessaires à cette expédition, on nous dit que sur le Saint Laurent, il fait froid.
Nous sommes habillés avec plusieurs couches, nos pulls, deux paires de chaussettes, on nous fournit des gants, des combinaisons intégrales imperméables et super épaisses, des bonnets… bref, nous partons pour une expédition polaire en plein été. Nous grimpons dans bus qui doit nous conduire à l’embarcadère et nous en prenons pour environ 10 minutes de route, autant dire que sous nos habits, il fait très HOT !!!
Nos deux zodiaques nous attendent, nous montons à huit par bateau et c’est le départ. Le pilote a des informations sur la localisation des baleines grâce à son talkie walkie. Ca y est, c’est le départ…. Mon dieu, ça va vite, on a intérêt à se cramponner au zodiaque, c’est comme la mer, le Saint Laurent est large de plusieurs dizaines de kilomètres et les vagues sont formées… il y a du vent … autant dire que nous tenons nos deux filles afin qu’elles ne s’envolent pas par dessus bord… nous faisons tous des bonds et à chaque fois que le zodiaque retombe sur l’eau, c’est le trempage assuré. Pendant que Juliette s’inquiète, Sarah est morte de rire à chaque bond…
Le trajet jusqu’à l’endroit présumé où se trouve les baleines est plutôt long, et on s’aperçoit vite que nous nous rapprochons de Tadoussac. Nous arrivons bientôt à hauteur des gros bateaux de croisière, tout le monde attend la sortie d’une baleine…. Et là… ça y est enfin, nous voyons plusieurs souffles d’eau. Ce sont des rorquals communs. Les gens sont tous comme des enfants face à ces animaux, dés qu’une nageoire dorsale est hors de l’eau, c’est la joie à bord de notre bateau. Nous ne sommes pas très proches et le pilote essaie tant bien que mal de se rapprocher, mais on ne peut pas savoir à coup sur où le rorqual va prendre sa respiration. En plus, il y a une loi qui interdit de s’approcher à moins de 400 m des bélugas afin de les préserver.
Nous verrons plusieurs rorquals et nous les suivrons un moment, nous nous retrouvons tous ensemble, zodiaques, petits bateaux et grosses usines à touristes… c’est à celui qui sera le plus proche des cétacés. En fait, même si voir des baleines évoluées dans leur état naturel a quelque chose de fantastique, je ne pense pas que se soit le meilleur moyen que toutes ces croisières… les mammifères deviennent « un produit commercial» et j’ai du mal à cautionner cela.
Donc, voilà, si l’on veut être en petit comité, il est clair que le zodiaque est le plus adapté et que cette expérience reste quand même une super expérience mais peut-être qu’à bord des plus gros bateaux, on voit mieux les cétacés puisqu’on les voit du dessus… Nous restons sur notre faim quant aux informations sur la vie des mammifères de la part du pilote… aucune information de sa part. Et pour ce qui est d’un départ de Grandes Bergeronnes, nous ne sommes pas surs que ce soit le meilleur départ puisque les bateaux vont de toutes les manières là où sont les baleines…
Nous quittons la zone au plus vite car les prochains départs ont lieu dans peu de temps. Le zodiaque fonce et saute sur les vagues, nous avons la chance de voir plusieurs fois un groupe de dauphins qui filent devant notre bateau.
De retour en ville nous nous dirigeons vers un cyber café et après un bon goûter, nous retournons à l’hôtel…. Et là, grosse surprise, la personne qui avait dit oui à christian pour une chambre s’est trompée et maintenant l’hôtel est complet. Il est 18h et Tadoussac est envahie par les touristes… Nous étions prêts à retraverser le Saguenay pour trouver un hôtel sur l’autre rive, mais la propriétaire après quelques coups de téléphone et une bonne dose de patience nous a trouvé une chambre chez l’habitant.
Pour 90 $ à 4 avec petit déjeuner. Notre hôte nous accueille avec la gentillesse québécoise et nous fait visiter notre chambre. D’autres touristes sont présents chez elle, deux couples de français.
Après avoir déposé nos affaires, nous repartons en ville pour souper… il est 20h et ici, les gens mangent tôt, donc pour trouver un restau qui nous prenne, ça a été un peu galère. Nous atterrissons dans un restau, seules places disponibles, sous la terrasse qui est en fait une toile… il y fait un peu froid, mais la serveuse est au top de la gentillesse et nous proposera une table à l’intérieur un peu plus tard… alors que nous mangions, un jeune couple de québécois avec un petit bébé entame la conversation avec nous. Trop bien, en France, jamais cela nous est arrivé. On parle du Québec, des enfants et le petit bébé devient pendant un moment un baigneur que les filles se passent l’une après l’autre. Encore un exemple de la gentillesse des Québécois, les français ont encore beaucoup de chemin à parcourir…